
« Je suis un électricien retraité et j'aime bien relever un défi et m'amuser avec des projets mécaniques. Un de mes bons amis qui est trappeur, agriculteur, bûcheron et ce qu'on appelle un touche-à-tout, voulait une tronçonneuse-fendeuse pour son bois de chauffage. Il a donc fourni les matériaux et en mettant nos idées en commun, nous avons créé cette machine que mon fils et moi avons assemblée. Je me suis chargé de tous les travaux de soudure à faire sur la machine et j'ai fait les calculs de manière à obtenir les bonnes vitesses pour la lame de scie et la pompe hydraulique, en plus de trouver les bonnes pièces qu'il fallait acheter. »
Si vous pouvez en rêver, vous pouvez la fabriquer. Particulièrement si vous avez un ami avec qui réfléchir sur le projet, et une troisième paire de mains qui vous assiste dans le processus de fabrication. Cette tronçonneuse-fendeuse nous a obligés à procéder un peu par « essai-erreur », mais en bout de ligne, lorsque nous voyons tous les composants fonctionner harmonieusement comme ils le doivent, tout le travail en valait la peine.
Beau projet, les gars ! Merci de nous en avoir fait part !
Voyez-le en action :ici et ici
Q : De quoi s'agit-il ?
R : Cette machine sert à couper et à fendre des bûches de bois de chauffage allant jusqu'à quatorze pouces qui sont ensuite envoyées vers le convoyeur chargeant le bois fini dans une remorque. Mon fils, mon meilleur ami et moi avons construit celle-ci pour la saison de chauffage en hiver.
Q : Quelle est la source d'énergie principale de votre projet ? (p. ex., moteur électrique, moteur à essence, etc.)
R : Toute la machine est alimentée à partir de la prise de force d'un tracteur. La prise de force fait fonctionner le système de convoyeur des bûches, la lame de scie circulaire et la pompe hydraulique pour alimenter les 3 pistons et le moteur hydraulique. Une tondeuse à siège séparée fait fonctionner un élévateur à fourrage converti en élévateur à bois de chauffage.
Q : Quels sont les éléments de manoeuvre de votre projet ? (p. ex., soupapes de commande hydrauliques, interrupteurs électriques, etc.)
R : La machine est commandée par quatre soupapes de commande hydrauliques installées à une position sécuritaire pour l'opérateur qui travaille avec elles. Les soupapes commandent le convoyeur de bûches, l'action de la scie, la fendeuse et le bras pour verrouiller la bûche pendant le coupage.
Q : Quels composants utilisez-vous pour effectuer les travaux dans le cadre de votre projet ? (p. ex., vérins hydrauliques, moteurs hydrauliques, pignons, poulies, etc.)
R : Nous avons trois vérins hydrauliques sur cette machine, un qui sert à abaisser la lame de scie circulaire, un deuxième qui sert à bloquer la bûche en place pour le coupage et un troisième qui fend les bûches de la longueur du poêle. Nous utilisons aussi un moteur hydraulique pour faire fonctionner une courroie de convoyeur de douze pouces qui déplace la bûche vers l'avant pour la coupe. Nous avons utilisé une combinaison de pignons avec des chaînes combinées à des courroies et des poulies qui donnent la bonne vitesse permettant de faire fonctionner la pompe hydraulique. Le baril est le réservoir d'huile et nous avons ajouté un de vos filtres sur celui-ci pour l'alimentation d'huile hydraulique de la pompe. La scie circulaire est actionnée par l'utilisation d'une jante d'auto avec pneu qui fait tourner une poulie en acier plus petite pour obtenir la bonne vitesse nécessaire pour la scie.
Q : Quels défis de conception/construction avez-vous dû surmonter ?
R : Les deux principaux problèmes que nous avons eu à surmonter étaient le déplacement de la bûche, et ensuite, faire sortir le bois fendu de la machine sans blocage derrière la fendeuse. Nous avons dû amener la scie à une bonne vitesse de coupe pour qu'elle fonctionne correctement et il a aussi fallu augmenter la vitesse de la pompe pour optimiser son fonctionnement. La vitesse de la scie a été augmentée par l'utilisation d'un pneu de seize pouces monté sur une jante de véhicule et alimenté par la prise de force du tracteur. Le pneu tourne contre une poulie en fonte de seize pouces qui double approximativement la vitesse pour donner à la scie le bon régime de fonctionnement. En utilisant le pneu, nous avons ajouté un élément de sécurité : si quelque chose bloque ou se brise, le pneu patinerait sur la poulie. Le patinage est déterminé par le taux de pression d'air dans le pneu. La pompe fait appel à une combinaison de chaîne à galets et ensuite une série de courroies fonctionne sur un arbre intermédiaire pour nous donner la bonne vitesse de marche. Nous avons dû intégrer des courroies pour la deuxième étape, car l'utilisation d'une chaîne produisait un fonctionnement trop rapide. Nous avons également dû trouver une solution pour régler la tension de la courroie qui compenserait l'usure; l'arbre intermédiaire est monté sur deux charnières pour permettre la bonne tension de la courroie. Le dernier arbre est accouplé à la pompe hydraulique au moyen d'un croisillon d'accouplement en caoutchouc. Un autre défi était de trouver une façon efficace de bloquer la bûche en place pendant que la scie coupait les pièces à la longueur des poêles. Nous fîmes une première tentative de création d'un bras de verrouillage à activation manuelle pour bloquer la bûche en place, mais la pression qu'il apportait était insuffisante. Un autre vérin hydraulique a été ajouté pour faire fonctionner l'ensemble de bras de verrouillage. Nous avons également dû construire des linteaux en travers de l'élévateur à bois pour que le bois bloqué soit ramassé et déplacé vers le haut de l'élévateur. Finalement, il fallait garder le tout en équilibre et bien aligné. Chaque fois qu'un obstacle se présentait, nous en discutions et nous mettions nos idées en commun pour surmonter toutes les difficultés. Le défi était incroyable, mais nous l'affronterions à nouveau sans hésiter pour la satisfaction de fabriquer quelque chose de cette envergure par nous-même.
Q : Si vous deviez le bâtir de nouveau, que feriez-vous différemment ?
R : Nous avons déjà apporté des modifications à l'unité originale après le premier essai de fonctionnement, et une fois ces modifications apportées, nous avons utilisé l'unité pour couper notre bois de chauffage. Au départ, nous avions deux rouleaux à engrenages pour faire avancer la bûche, mais ils arrivaient parfois difficilement à déplacer la bûche; alors nous les avons remplacés par des rouleaux et installé une courroie de douze pouces de largeur. Une fois que le bois était fendu, il était dirigé vers l'élévateur par la prochaine bûche à fendre, mais il arrivait parfois que les bûches s'empilaient avant de se rendre jusqu'à l'élévateur. Nous avons amélioré cette étape en installant une série de quatre ailerons qui exercent une tension sur le bois et le placent au bon endroit pour qu'il tombe sur l'élévateur. La tension sur ces bras est créée à l'aide de chambres à air en caoutchouc pour bicyclette et cela fonctionne très bien. Nous voulions nous assurer d'avoir corrigé toutes les anomalies avant de peinturer. Je pense que les seuls changements consisteraient à utiliser une lame de scie circulaire de plus grand format qui nous permettrait de fendre des bûches au diamètre supérieur à quatorze pouces, au besoin. Si nous utilisions une lame de plus grand format, nous modifierions alors la fendeuse de manière à ce qu'elle puisse gérer des bûches plus grosses.
Q : Lequel des emplacements de Princess Auto fréquentez-vous le plus ?
R : Ottawa (Ontario)