
« Je suis un professeur de mathématiques et d'informatique à la retraite et j'ai bricolé toute ma vie, en partie, parce que j'en avais besoin. Nous habitons sur un terrain de cinquante acres où l'on trouve de vastes terres boisées pour produire du bois de chauffage. Il y a vingt ans que j'ai pris ma retraite et j'aime concevoir et fabriquer des projets, principalement en utilisant l'acier. J'ai fabriqué un chariot élévateur à fourches et une fendeuse de bûches pour le même tracteur John Deere 420. Grâce à cet équipement et à un treuil pour le chariot élévateur à fourches, j'ai éliminé le processus de levage lors de la coupe et de la fente du bois de chauffage. »
La coupe du bois de chauffage est déjà assez difficile, en particulier lorsque vous y ajoutez les opérations de levage et d'empilage. Nous avons présenté quelques appareils de coupe et de fente auparavant, mais cet accessoire unique mû au moyen d'un tracteur que Hank a conçu vient révolutionner la production du bois de chauffage à un tout nouveau niveau. La première fois qu'il l'a utilisé, il est parvenu à couper sept cordes de bois.
Beau projet, Hank ! Merci de nous en avoir fait part !
Voyez-le en action :ici
Q : De quoi s'agit-il ?
R : Il s'agit d'un grappin muni de quatre pinces pour les bûches qu'on utilise pour prendre une bûche et la soulever à un niveau de travail debout pour la couper en quatre blocs d'une longueur adaptée au poêle et ensuite empiler les blocs à l'écart du tas de bûches. On élimine ainsi les risques d'effet de rebond de la scie à chaîne en coupant les bûches sur le sol et le besoin de soulever manuellement les bûches de bois de chauffage pour les transporter à l'écart de la pile de bûches.
Q : Quelle est la source d'énergie principale de votre projet ? (p. ex., moteur électrique, moteur à essence, etc.)
R : Un tracteur de ferme John Deere 420.
Q : Quels composants utilisez-vous pour effectuer le travail dans le cadre de votre projet ? (p. ex., vérin hydraulique, moteur hydraulique, pignons, poulies, etc.)
R : Pistons hydrauliques et un gros système de pignon et crémaillère pour faire tourner la flèche à laquelle le grappin est retenu. Un piston ouvre et ferme les quatre pinces du grappin. Ces pinces sont munies d'un ressort : lorsque la première pince saisit le plus gros diamètre de la bûche, les autres se referment jusqu'à ce qu'elles viennent en contact avec le plus petit diamètre de la bûche. Toutes les pinces peuvent se refermer jusqu'à un diamètre de zéro pouce. Si une bûche présente un diamètre de 18 po à une extrémité et un diamètre de 10 po à l'autre extrémité, les deux pinces s'enfoncent sur la bûche de manière à ce qu'aucun bloc ne tombe au moment de le couper. Si les pinces étaient toutes reliées en présentant les mêmes ouvertures rigides, seul le plus gros diamètre de la bûche serait saisi par une des pinces.
Q : On constate une petite plate-forme munie de roues derrière le tracteur. Pouvez-vous nous en parler ?
R : La petite plate-forme munie de roues résulte d'un projet précédent qui est devenu désuet lorsque j'ai imaginé le projet de grappin. Les roues servent à manoeuvrer le grappin pour accrocher l'attelage en trois points du tracteur et pour le stationner dans la grange où l'espace ne permet pas de le déplacer avec le tracteur. En réalité, elle présente trois roues. Elle est munie d'une roulette placée sur un cric afin qu'une personne seule soit en mesure de la déplacer. Il s'agit en réalité d'un cric de remorque qui provient de chez Princess Auto. On l'a ajouté après avoir pris la photo, de sorte qu'elle ressemble maintenant à un tricycle.
Q : Quels défis de conception/construction avez-vous dû surmonter ?
R : Installation de la crémaillère et du pignon pour déplacer la flèche sur presque 180 degrés. Utilisation d'un piston hydraulique de faible diamètre pour rapprocher les pinces du grappin. Retenue de blocs de diamètres variables au moyen de ressorts afin de permettre aux quatre pinces de retenir tous les blocs après les avoir coupés.
Q : Si vous deviez la fabriquer de nouveau, que feriez-vous différemment ?
R : Si je devais recommencer à zéro, je n'aurais probablement pas utilisé le système à pignon et crémaillère. J'aurais également utilisé quatre soupapes de commande à tiroir plutôt que des soupapes de puissance supplémentaire. J'aurais également fabriqué un appareil plus petit pour retenir la flèche. Cependant, j'avais ramassé toutes ces choses ou on me les avait données. L'ensemble à crémaillère et à pignon favorise la rotation mieux qu'un piston relié à un bras pour faire tourner la flèche. Je prévois installer des stabilisateurs pour améliorer la stabilité.
Q : Lequel des emplacements de Princess Auto fréquentez-vous le plus ?
R : Barrie, Ontario