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Tricycle à dérapage contrôlé

« Je suis un ingénieur d'entretien d'aéronef de formation. J'adore construire, concevoir et créer. J'éprouve une grande satisfaction à résoudre des problèmes et à réparer des objets brisés. J'aime aussi démonter tout type d'objets (même s'ils ne sont pas brisés) pour voir comment ils fonctionnent et comment ils sont fabriqués. Au cours des dernières années, j'ai confectionné la plupart de mes cadeaux de Noël à la main. Je conçois et construis de l'art utilitaire à partir de vieux aéronefs bons pour la casse ou surannés. Matt est un copain de mon fils. Il passe du temps au travail avec moi à m'aider à réparer et à entretenir des aéronefs ou autres équipements mécaniques.

Je transmets mes connaissances et je forme des apprentis sur une base régulière. J'ai éprouvé du plaisir à partager mon savoir avec Matt parce que nous avons le même sens de l'humour et aimons tous deux conduire tout type d'engin qui produit un tintamarre. Et quel enfant de cet âge n'aimerait pas construire un tricycle à dérapage contrôlé ? Je sais que cela me plairait ! »

Dans les années 70, le Big Wheel était un tricycle en plastique de forme basse doté d'une grosse roue avant (d'où le nom), et un jouet à chevaucher très populaire. Les versions ultérieures comprenaient un frein à main arrière qui permettait aux jeunes conducteurs d'effectuer des dérapages et des manoeuvres de braquage excitants. En s'inspirant de Chris, Matt a appris à construire sa propre version fonctionnant à l'essence, et ce du début à la fin. C'est une expérience pratique qui lui servira sa vie durant.

Excellent projet, Chris et Matt ! Merci de l'avoir partagé avec nous !

Voyez-le en action :ici et ici

Un jeune constructeur apprend à réaliser un projet.

Q : De quoi s'agit-il ?

R : Il s'agissait d'un « projet hivernal » qui s'est transformé en projet d'une durée d'un mois. Nous avons posé la question suivante à Matt qui était alors âgé de 12 ans : « Si tu pourrais faire ou construire quelque chose, de quoi s'agirait-il ? » Parmi toutes les choses qu'il a énumérées, nous avons choisi de construire un kart à dérapage contrôlé. La décision a été prise et le projet d'hiver a commencé. Le projet consistait non seulement à construire un jouet propulsé à l'essence, mais aussi à lui apprendre à planifier, mesurer, concevoir, préparer, souder, réaliser des travaux de peinture et diagnostiquer des pannes. J'ai décidé qu'il effectuerait tout le travail lui-même; je lui montrerais comment faire et ensuite il réaliserait les tâches à faire. Une grande partie de la formation a porté sur la sécurité. Avoir la patience d'acquérir toutes les compétences nécessaires à la construction d'un tricycle à dérapage contrôlé était le principal obstacle à affronter pour lui. Cela a grandement allongé la durée du projet. Je me suis chargé de maintenir le progrès à un rythme constant pour que des changements appréciables se produisent chaque jour de travail. C'était une démarche pratique qui lui a permis d'acquérir les compétences nécessaires pour réaliser un kart à dérapage contrôlé, et il peut maintenant jouir du fruit de son travail. La partie la plus amusante est sans contredit d'aborder les trajectoires courbes en dérapage et d'effectuer des rotations à 360 degrés en ligne droite !

Q : Quelle est la source d'énergie principale de votre projet ? (p. ex., moteur électrique, moteur à essence, etc.)

R : Nous avons utilisé un moteur de 210 cm cubes (7 CV). Nous avons initialement essayé de trouver un moteur gratuit pour réduire les coûts, par contre, même après le don de 4 moteurs, d'un embrayage et de trains d'engrenage, l'âge et la fiabilité se sont avérés être des facteurs limitants. Le choix d'utiliser un moteur neuf nous a permis de gagner du temps et de recentrer l'attention sur le plan d'origine.

Q : Quels sont les éléments de manoeuvre de votre projet ? (p. ex., soupapes de commande hydrauliques, interrupteurs électriques, etc.)

R : Le moteur est contrôlé par un accélérateur sur les guidons et un coupe-circuit télécommandé. Le cadre avant provient d'une bicyclette recyclée. Nous avons modifié les guidons en les coupant et en les recourbant vers l'arrière. Nous les avons ensuite soudés en place pour que le rayon de braquage soit plus grand sans compromettre la prise de deux poignées. Nous avons laissé les freins cantilever en place.

Q : Quels composants utilisez-vous pour effectuer le travail dans le cadre de votre projet ? (p. ex., vérins hydrauliques, moteurs hydrauliques, pignons, poulies, etc.)

R : Nous avons utilisé un moteur à essence avec un embrayage centrifuge pour entraîner une roue dentée attachée à l'essieu. L'idée était d'utiliser autant de matériau recyclé que possible. Le cadre, l'extrémité avant de la bicyclette, l'embrayage, le siège, les plastiques des pneus et autres petites pièces proviennent de la filière de la récupération, de coupes finales et de donations de clients et d'amis.

Q : Quels défis de conception/construction avez-vous dû surmonter ?

R : La conception n'était pas basée sur des plans, mais plutôt inspirée de photos d'autres karts à dérapage contrôlé. Cela a allongé le processus, parce que nous devions non seulement comprendre comment procéder pour le construire, mais aussi comment il doit être construit pour être fonctionnel, sans avoir à apporter un trop grand nombre de modifications par la suite. Il nous a fallu faire beaucoup d'ajustements pour trouver le centre de gravité le plus propice. Nous avons essayé de placer le moteur et le siège du conducteur le plus près possible du sol pour abaisser le centre de gravité et éviter le basculement. L'objectif était d'avoir un pneu suffisamment pesant pour procurer une bonne adhérence, mais assez léger pour permettre des rotations à 360 degrés. Le véritable défi consistait toutefois à trouver le rapport d'engrenage final; à utiliser un régime de prise de force d'embrayage et un régime de moteur maximal qui permettraient d'obtenir le meilleur couple à bas régime et la vitesse la plus élevée possible. C'est une démarche compliquée parce que vous devez bénéficier d'un couple suffisant pour libérer les roues à l'arrêt, mais d'un régime assez élevé pour faire tourner les roues plus vite que la vitesse du kart durant un dérapage contrôlé. Il a fallu faire des calculs et jouer de chance, et étonnamment réaliser très peu de reprises. Trouver du plastique pour les roues dans les bonnes dimensions s'est avéré un autre défi. Nous avons commencé par acquérir des jantes et des pneus qui provenaient d'un kart. Nous avons commencé par cela, parce que pour diminuer l'usure, nous avions besoin d'un pneu large qui augmenterait la surface de contact. Deuxièmement, nous avions besoin d'un manchon à basse friction pour l'extérieur du pneu. Après avoir cherché une solution, un tuyau vert en PVC s'est avéré être le bon choix. Le diamètre intérieur n'était pas idéal, mais avec le pneu dégonflé et un peu de savon à vaisselle nous avons réussi à forcer le pneu en place, puis à délicatement terminer le montage. Il s'est avéré que le tuyau de PVC s'usait rapidement et se fendillait. Nous avons remplacé un ensemble ou deux avant de déterminer que le manchon de plastique devait être un peu plus large que le pneu. La raison en est que le pneu exerce une pression en essayant de causer l'expansion du bord du tuyau. Tous les ébrèchements ou toutes les égratignures profondes sur le bord ont créé une concentration de contraintes qui se sont éventuellement transformées en fissures. Le fait de le faire dépasser des flancs du pneu a diminué la pression subie et l'a concentrée vers l'intérieur. Le problème le plus important que nous avons eu à surmonter une fois le projet terminé et les essais de conduite effectués a été une fissure dans le cadre. Nous faisions rouler le kart sur le gazon et dans de l'eau stagnante avant d'avoir des pneus couverts de plastique. Une dénivellation dans le gazon a causé une contrainte sur le joint situé entre la bicyclette et le cadre. Brisés ou pas, nous avons éprouvé beaucoup de plaisir même si nous étions trempés de la tête aux pieds. Les enfants semblent décidément attirés par les flaques d'eau !

Q : Si vous deviez le fabriquer de nouveau, que feriez-vous différemment ?

R : Connaissant maintenant le processus de construction et l'équilibre à respecter, nous choisirions d'investir dans une cintreuse pour tuyaux, une coupeuse au plasma, un rouleau de bagues/brides et un entailleur à tubes pour concevoir un cadre compact et lisse. La dimension du moteur était adéquate, par contre nous utiliserions probablement un embrayage Comet pour disposer d'une plage de vitesses d'entraînement final plus grande ou en tant que mise à niveau.

Q : Lequel des emplacements de Princess Auto fréquentez-vous le plus ?

R : Je magasine principalement au magasin de chem. Panet (Winnipeg, Manitoba) tout en sirotant un café et en planifiant mon prochain projet.