
«Je suis originaire de la Nouvelle-Zélande. J'ai pris ma retraite après avoir travaillé dans une entreprise automobile spécialisée dans l'entretien et la restauration de vieilles voitures de sport anglaises, entreprise que je possédais et que j'ai dirigée. Curieusement, j'ai continué mon activité professionnelle comme un loisir. Dernièrement, j'ai fini de restaurer une très vieille Austin Healey 100 (150e voiture fabriquée), qui a gagné la médaille d'or lors du salon national qui s'est tenu à Gettysburg cet été. J'ai également possédé une Morris Mini Cooper « S » de 1965, un Mini Estate de 1962, une MGBGT de 1970 et une Mitsubishi 3000 GT VR4. Ma femme dit que je suis malade :-)... Mes autres centres d'intérêt sont les voyages et passer du bon temps dans un chalet. »
Lorsque vous passez des heures sans compter à restaurer un véhicule, la dernière chose que vous souhaitez, c'est endommager ce véhicule pendant le transport. Non satisfait d'utiliser une dépanneuse et des remorques à plate-forme derrière, Michael a décidé de construire son propre moyen de transport en fusionnant une fourgonnette et une remorque à plate-forme, selon sa propre conception. Ce véhicule hybride hors du commun a dépassé toutes ses attentes, et il sert maintenant à transporter bien d'autres choses que ses automobiles anciennes.
Bien joué, Michael ! Merci de nous avoir présenté votre projet !
Q : De quoi s'agit-il ?
R : Un véhicule de transport de voiture léger fabriqué en modifiant une Dodge Caravan de 1994. Je ne me suis jamais vraiment senti rassuré de tracter une voiture classique derrière ou sur une remorque. Quand tout se passe pour le mieux, pas de problème, mais lorsqu'il faut effectuer un freinage d'urgence, lorsque la chaussée est glissante, lorsqu'un pneu éclate ou lorsqu'il faut faire un zigzag pour éviter un obstacle, la situation peut devenir plus critique. J'ai également regardé vos véhicules à plate-forme standards et j'ai pensé combien il était difficile de soulever la charge au-dessus de la suspension arrière où, dans le cas d'un essieu avant directeur, la charge pourrait être supportée près du sol, entre les roues arrière. Une fois, j'ai vu une Cadillac Eldorado modifiée pour transporter une mini voiture de course (oui vraiment), et j'ai pensé que c'était une bonne idée, même si le résultat n'a pas été aussi concluant avec une Eldorado. J'ai également vu, en Europe, des transporteurs de voitures de course fabriqués à partir de véhicules Renault et Citroën à essieux directeurs avant; mon concept n'avait donc rien d'original. Lorsque Chrysler a sorti la Dodge Caravan en 6 cylindres, j'ai réalisé que la seule façon de voir si l'idée était bonne consistait à en fabriquer une moi-même. J'ai appris à utiliser un programme de DAO pour peaufiner les détails du projet et me mettre au travail.
Q : À quoi sert-il ?
R : À transporter des voitures appartenant à ma toute petite collection de voitures anglaises anciennes.
Q : Quelle est la source d'énergie principale de votre projet ? (p. ex., moteur électrique, moteur à essence, etc.)
R : Le V6 à essence 3,3 litres du véhicule parent. La Dodge Caravan a été sélectionnée pour plusieurs raisons. À l'époque, au milieu des années 90, la Dodge Caravan était la reine des fourgonnettes. Le véhicule a été fabriqué pendant environ 15 ans, et la plupart des problèmes propres à cette nouvelle classe de véhicules ont été éliminés. La transmission à régulation électronique 604 était un nouveau concept et elle présentait quelques anomalies, mais de nombreuses pièces de marché secondaire de bonne qualité étaient disponibles, ce qui permettait de transformer un produit plutôt peu fiable en une machine performante. Le fait que la Dodge Caravan soit dotée de vitres latérales ayant la même hauteur sur toute la longueur de la fourgonnette et d'un robuste moteur de 3,3 litres étaient les facteurs les plus importants.
Q : Quels sont les éléments de manoeuvre de votre projet ? (p. ex., soupape(s) de commande hydraulique(s), interrupteurs électriques, etc.)
R : Des commutateurs électriques de 12 V c.c., activent, par le biais de relais, des électrovannes afin de régler pneumatiquement la hauteur de conduite du véhicule chargé.
Q : Quels composants utilisez-vous pour effectuer les travaux dans le cadre de votre projet ? (p. ex., vérin(s) hydraulique(s), moteur(s) hydraulique(s), pignons, poulies, etc.)
R : Un petit compresseur de 12 V c.c., des électrovannes de 12 V c.c., des relais de 12 V c.c., des ressorts pneumatiques.
Q : Quels défis de conception/construction avez-vous dû surmonter ?
R : Le plus gros défi a été de concevoir un système de suspension suffisamment étroit pour tenir à l'extérieur du pont de chargement tout en permettant de maintenir une largeur hors-tout de véhicule raisonnable. La suspension arrière est équipée de « ressorts pneumatiques ». Lorsque ces ressorts sont écrasés, l'arrière du pont descend jusqu'au sol. Cela semble très simple, mais trouver une géométrie correcte n'a pas été facile. Cela fonctionne très bien et, dans le cas des convertibles, pour lesquels il n'est pas nécessaire d'ouvrir les portes du véhicule chargé, il est possible de rouler. Dans la plupart des cas, toutefois, j'ai utilisé un treuil électrique à télécommande situé à l'intérieur de l'habitacle du véhicule, juste à l'intérieur du hayon arrière ouvrant. J'ai utilisé un acier déployé robuste pour fabriquer la surface du pont, ce qui offre une bonne adhérence aux pneus et permet d'ancrer des sangles d'arrimage à plusieurs endroits. L'ensemble du pont arrière a été galvanisé par trempage à chaud après fabrication, et les longerons de cadre creux servent également de réservoirs d'air comprimé. Vous trouverez de plus amples informations sur ce concept en allant sur mon blog (anglais) et ici.
Q : Si vous deviez le reconstruire, que feriez-vous différemment ?
R : Je ne changerais pas grand-chose. Comme vous pouvez le lire ici (anglais)
Q : Lequel des emplacements de Princess Auto fréquentez-vous le plus ?
R : Newmarket, en Ontario.