
« Bonjour, je m'appelle Neil Fleming. Je suis scripteur-producteur chez Joe Media à Calgary. J'ai également oeuvré pendant des années au théâtre et pour le cinéma dans la création de décors et d'accessoires. Lorsqu'on m'a demandé si je connaissais quelqu'un qui pouvait créer de l'équipement de curling géant pour une publicité, j'ai spontanément répondu : « Quelqu'un qui peut faire une virée de magasinage chez Princess Auto pour personnaliser des véhicules géniaux ? Moi ! »
Si vous êtes un amateur de curling et que vous avez suivi vos équipes préférées au petit écran (ou sur votre cinéma-maison - aussi bien être de son temps), il y a des chances que vous ayez vu notre toute première publicité télévisée. C'est une production assez sophistiquée présentant uniquement des véhicules de conception et des roches géantes glissant sur la glace. Neil s'est porté volontaire pour « Frankensteiniser » ces appareils, et à juger du résultat (particulièrement la balayeuse mobile), on peut dire qu'il a eu bien du plaisir à le faire.
Superbe travail, Neil ! Merci de nous avoir présenté votre projet !
Consultez de quelle façon ils ont produit la publicité :ici
Q : De quoi s'agit-il ?
R : C'est la balayeuse qui a été fabriquée pour la campagne « Possibilities » de Princess Auto dont la diffusion aura lieu pendant les événements de curling d'importance de la saison 2016-2017. Il fallait qu'elle fonctionne correctement (ou au moins, qu'elle semble pouvoir le faire), étant donné qu'elle serait filmée en détails à plusieurs reprises. La balayeuse du Grand jeu est un go-kart équipé d'une balayeuse alimentée à l'essence pour jouer une partie de curling géant à l'aide de grosses roches sur un lac en montagne. L'idée est venue d'une agence publicitaire de Calgary, Cult Collective. Les directeurs de la création étaient Sabrina McAllister et Jwee Peng Tan (tous les deux interviewés dans la vidéo). J'ai reçu un appel et on m'a demandé si je connaissais quelqu'un qui pouvait bricoler trois véhicules à la façon « Mad max » pour une partie de curling géant. J'ai répondu, « Oui, moi ». À la fin, le concept avait été altéré pour être un peu plus conforme au client type de Princess Auto - qui est plus précis et plus ingénieux que le type Mad Max. Alors, le principe était d'utiliser des fournitures Princess Auto pour organiser les véhicules. L'agence a préparé le concept, je devais m'occuper moi-même de l'exécution. Au départ, je devais trouver trois véhicules qui pouvaient être truqués ou adaptés pour moins de 3 500,00 $ au total (ma part du budget). Et les trois véhicules devaient graduellement prendre du volume à mesure que l'histoire progressait. Alors, je cherchais quelque chose de petit (go-kart), quelque chose de gros (camion monstre) et quelque chose entre les deux (chargeuse à direction à glissement). L'astuce était de trouver des choses que je savais déjà en état de marche, parce qu'il fallait qu'elles fonctionnent le jour venu. Mais nous voulions aussi tenter de montrer une grande diversité de types de véhicules, c'est pourquoi nous espérions un petit tracteur; mais, finalement nous avons opté pour chargeuse à direction à glissement qui était équipée d'un récepteur d'attelage déjà installé sur le godet. Le camion monstre est celui de mon voisin, un Ford Custom 1975. Il venait tout juste de finir sa restauration, alors nous avons pris des précautions supplémentaires pour ne rien égratigner ! C'est à ce moment-là que j'ai réalisé que le rayon des attelages de remorque prendrait une place importante dans tout le temps que je devais passer à magasiner chez Princess Auto. Nous pouvions créer des ajouts pour les véhicules et de les verrouiller en place, tout simplement.
Q : Quelle est la source d'énergie principale de votre projet ? (p. ex., moteur électrique, moteur à essence, etc.)
R : Un moteur à essence pour le go-kart, un moteur à essence pour la balayeuse et une bombonne de propane pour la chaufferette de cockpit.
Q : Quels sont les éléments de manoeuvre de votre projet ? (p. ex., soupape de commande hydraulique, interrupteurs électriques, etc.)
R : Un volant de direction et des pédales pour le go-kart, une commande de guidon pour le mécanisme de balayage.
Q : Quels composants utilisez-vous pour effectuer le travail dans le cadre de votre projet ? (p. ex., vérin hydraulique, moteur hydraulique, pignons, poulies, etc.)
R : Ce projet consistait à lier certains éléments entre eux plutôt que modifier leur fonctionnalité. Dans les faits, la principale tâche consistait à utiliser des brides de tuyau et une variété de sangles à cliquet. La commande de la balayeuse a été montée dans le cockpit de manière à ce que le conducteur puisse la contrôler en conduisant. Les autres leviers sont pour la conduite de la balayeuse même, mais étant donné que les roues ont été retirées, ils n'avaient pas de fonction pratique pour ce montage.
Q : Quels défis de conception/construction avez-vous dû surmonter ?
R : C'est un travail qui s'est réalisé dans le plaisir. Nous avons trouvé le go-kart sur Kijiji. Il était conçu pour deux très jeunes enfants, et il avait été très bien entretenu. Je n'avais qu'à déboulonner des pièces du cadre et à remplacer le siège pour qu'un adulte puisse y monter. Il fonctionnait parfaitement bien. Globalement, la balayeuse obtenue se rapprochait plutôt bien de ma conception de base. La seule pièce de marchandise que j'ai eu à modifier fut le diable rouge qui compose le devant du cadre et le pare-chocs/contrepoids avant. Quand nous avons initialement fixé la balayeuse, elle reposait à l'angle parfait, les poils frôlant légèrement la surface de la glace. Cependant, lorsque vint le temps d'essayer cette « patente », nous ne parvenions pas à la faire démarrer. Nous avons découvert qu'il y avait un coupe-circuit interne dans le moteur qui dépendait du niveau d'huile. L'huile était entièrement de l'autre côté du réservoir qui se trouvait incliné. Une fois que nous l'avons fixé de niveau, tout fonctionnait incroyablement bien.
Q : Si vous deviez la fabriquer de nouveau, que feriez-vous différemment ?
R : Le fait d'ajouter une balayeuse derrière un go-kart ajoute beaucoup de poids. Même si nous avons tenté d'équilibrer cela en utilisant des pneus pour VTT à l'avant, il n'y avait pas beaucoup de poids sur les roues avant. Cette lacune combinée à la conduite sur glace rendait les braquages difficiles. Si j'avais à refaire le projet pour le monde réel, il faudrait plus de contrepoids à l'avant. Je pense que si nous avions eu plus de temps, nous aurions aussi embelli les engins plus grands. Étant donné que la balayeuse était davantage mise en valeur, j'ai passé la majeure partie de mon temps à lui donner une apparence plus réelle. J'aurais bien aimé avoir une semaine de plus pour travailler un peu plus sur les deux autres... Ça aurait été bien de créer un système plus complexe qui aurait semblé pouvoir faire tourner chaque roche.
Q : Lequel des emplacements de Princess Auto fréquentez-vous le plus ?
R : Calgary (nord), en Alberta